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Le Gardien ou l’Unité efficace

Le Gardien ou l’Unité efficace

Par Fabrice Jordan

December 20, 2019


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Le Gardien ou l’Unité efficace

Par Fabrice Jordan

December 20, 2019


Le Gardien ou l’Unité efficace

Le Gardien ou l’Unité efficace :
Transformer nos petits sabotages en vraie force de réalisation

(petit cadeau du solstice d’hiver)

Vous avez certainement vécu ce type de situation : vous achetez un habit le lundi que vous détestez le mardi. Vous acceptez d’aller boire un verre avec quelqu’un à un temps X, et vous regrettez soudainement au temps Y, lorsqu’il s’agit de vous préparer pour y aller. Vous prenez un billet de train pour une destination de rêve en janvier, et vous vous demandez pourquoi vous n’avez pas opté pour le rêve bis en février. Ou simplement, vous savez ce que vous devez faire (un personnage en vous le sait)…et vous ne le faites pas (un autre personnage fait le contraire), en sachant que vous savez exactement autour de quel pot vous tournez, ce qui est énervant et déprimant en même temps.

Quand le problème est relativement léger, on ne le retrouve que dans un seul compartiment de sa vie, où des choses sont bloquées, ralenties, chaotiques ou inexistantes. Quand le problème est plus profond, il devient alors trans-sectoriel, et on retrouve alors des patterns ou motifs identiques de type auto-sabotage dans plusieurs compartiments de sa vie, voire tous, dans les cas les plus profonds.

Pourquoi est-ce que j’en parle ? Simplement parce que confrontés à de telles situations de blocages ou de sur-place, un certain nombre de personnes décident de se tourner vers la méditation ou la spiritualité, parfois après avoir tenté l’une ou l’autre psychothérapie, dans l’idée d’y trouver une solution.
Est-ce que la spiritualité est faite pour ça ? Ça dépend de quoi on parle en utilisant ce terme. A priori plutôt pas, mais il se trouve que les maîtres spirituels sont confrontés à ce problème chez leurs élèves depuis des siècles, et ils ont donc eu tout loisir de mettre au point un certain nombre de méthodes qui répondent à ce problème, qui est extrêmement énergivore sur le fond.

D’une manière générale, on pourrait dire que ce type de problème relève plutôt de la psychologie. C’est partiellement vrai, et rien n’empêche de se tourner vers une vraie bonne psychothérapie si cela nous parle, qui peut d’ailleurs se faire conjointement avec un travail spirituel.

Néanmoins, on peut aussi regarder le problème sous un angle que l’on pourrait qualifier d’intermédiaire entre le psychologique et le spirituel : l’angle énergétique et symbolique.

Nous sommes tous des êtres énergétiques. Notre corps est parcouru d’innombrables influx électriques qui engendrent eux-mêmes des champs électro-magnétiques. Chacune de nos pensées envoie des influx de manière plus ou moins soutenue ou intenses dans une direction ou une autre. Or ces « messages » ne restent pas cantonnés à notre enveloppe corporelle. Ils sont émis également hors de notre système et ont une influence sur d’autres systèmes avoisinants qui y répondent d’une manière ou d’une autre.

Il n’est pas difficile de comprendre que si nous envoyons en permanence de multiples petits influx incohérents autour de nous, ceux-ci n’atteignent jamais ni une intensité critique, ni une directivité suffisamment soutenue pour produire un résultat significatif. La lumière, par exemple, ne brûlera une feuille que si elle est focalisée par une loupe (tous ses rayons convergent vers le même endroit) durant un temps suffisamment long (assiduité de l’effort) pour produire un résultat apte à réaliser un changement : la feuille noircit et brûle (au passage, elle restitue son énergie et sa lumière).

Il en va de même pour nous. Notre système énergétique se doit d’être cohérent et harmonieux si nous voulons atteindre nos buts. Par ailleurs, ce même état énergétique est le plus à même d’assurer notre santé en même temps. Nous avons donc tout à y gagner : nous savons tous à quel point des situations stagnantes ou incohérentes avec nos aspirations profondes sont énergivores et destructrices.

Alors, que pouvons-nous faire ? Je vais parler ici d’un enseignement taoïste que mon maître m’a enseigné au tout début de notre rencontre. Chacun pourra trouver sa méthode, pourvu que celle-ci soit cohérente avec le point de visée et ait prouvé son efficacité.

Le point de départ consiste déjà à essayer de faire la liste des différents « personnages » incohérents entre eux qui font partie de notre pièce de théâtre intérieure. Dans mon expérience, c’est souvent le plus difficile, car il est très rare que nous soyons vraiment honnêtes, même avec nous-mêmes.

Soyons concrets, et prenons un exemple : une femme de 39 ans vit seule, elle veut postuler à un poste de procureur depuis des années, mais ne le fait pas. Elle pourrait s’engager dans deux ou trois histoires amoureuses, mais ne le fait pas non plus, ou alors s’arrange pour que ça ne prenne pas réellement d’importance. Elle adore faire du piano, mais a laissé ça de côté parce qu’elle n’a pas beaucoup d’énergie et au fond peu d’envies, car tout lui semble un peu morose.

Bon, c’est bien entendu caricatural et toute ressemblance avec quelqu’un de réel ne serait que pure coïncidence. Mais amusons-nous à analyser la situation. Cette femme vit seule (le personnage qui vit seul) mais est en relation avec deux ou trois hommes, même tenus à distance (le personnage qui veut du contact). Elle veut être procureur (le personnage qui veut être procureur), mais reste pour le moment dans son poste de greffière ad-hoc (le personnage qui ne veut pas bouger). Elle adore faire du piano (l’artiste), mais est trop fatiguée (la fainéante) ou déprimée (le calimero).

Si on lui demande pourquoi elle ne bouge pas, elle pourra dire quelquechose du genre : oh, il n’y a de toute façon pas de postes pour moi (la défaitiste). Ou alors : ils n’engagent que des plus jeunes que moi (celle qui se compare).

Pourquoi est-ce que je dis que ce point est souvent le plus difficile ? Parce qu’outre les raisons citées plus haut, qui sont acceptables à communiquer pour elle, il est bien possible qu’elle ne soit cependant pas si facilement capable de dire ceci, par exemple : « j’ai peur que si j’obtiens ce poste, cela va me demander tellement d’engagement que mon désir d’enfant risque de ne pas se concrétiser ». Ou alors « si j’obtiens ce poste, je serai en première ligne, et si je ne suis pas à la hauteur tout le monde s’en apercevra et c’est insupportable pour moi ».

Le premier pas consiste donc à lever tous les lièvres, si je puis dire, pour les mettre tranquillement sur la table. La plupart du temps, ce sont de très grandes peurs qui paralysent, et ce sont des peurs d’autant plus fortes qu’elles restent dans l’ombre.

Mais dans l’ombre, elles ont deux avantages : elles permettent de cacher des désirs secrets, et d’autre part, elles évitent que ces envies ne soient éventuellement décapitées par le réel. Autrement dit, elles sont à l’abri d’un choix et d’un éventuel deuil.

Ainsi, la stagnation est un prix énergétique à payer qui semble plus faible que le deuil dans le système de la personne et même si ce n’est pas idéal, c’est le meilleur deal possible du moment. Jusqu’à la crise, physique, psychique ou spirituelle qui s’ensuivra tôt ou tard…

Le premier travail consiste donc à oser tout mettre, honnêtement, sur la table devant nous. Une fois les différents personnages posés (on peut même en faire un jeu), il va s’agir de les faire dialoguer et de voir quelles options systémiques seraient possibles pour améliorer le flux d’ensemble. Quel pas de danse peut-on changer ? Ici, une aide extérieure bienveillante est très utile, car sans cet apport externe, nous restons souvent bloqués dans nos propres schémas de croyance limitatifs.

Dans l’exemple qui précède, on peut imaginer qu’en réalité il n’y ait aucun choix à faire entre grossesse et job de rêve. Il y a beaucoup d’employeurs qui engagent quand même quand les femmes sont enceintes, car ils sont eux aussi passés par là. Bien entendu, certains n’engageront pas, mais ce n’est pas grave, puisque d’autres engagent. Nos peurs sont le plus souvent soit infondées, soit plus d’actualité. Et encore plus souvent, nous manquons simplement de foi et d’imagination créatrice.

Admettons que cette femme arrive à mettre tous ses lièvres sur la table et à imaginer un scénario cohérent avec ses différents personnages. Un scénario cohérent est celui qui nous semble ouvrir notre cœur, où l’on sent en s’y projetant que tout est fluide et que la vie circule. Où tous les personnages contribuent à tirer à la même corde.

Les personnages sont donc identifiés et le scénario aussi.
Nous pouvons maintenant en faire une technique à pratiquer. Pour qu’elle soit efficace, il convient cependant de ne garder finalement que 4 personnages. Pourquoi ? D’une part parce que cela nous oblige à hiérarchiser nos besoins et envies, et ce choix crée automatiquement une directivité dans nos aspirations. D’autre part…parce que nous avons 5 organes pleins (poumons, rate, cœur, foie et reins) et que nous souhaitons garder le cœur vacant.

Une fois que nous avons identifié nos 4 principaux personnages, nous allons placer le personnage le plus stable (ou stagnant) dans la rate, le plus souple (ou flou) dans les reins, le plus créatif (ou le plus impatient) dans le foie et le plus juste (ou le plus contrôlant) dans les poumons.

En posture assise ou de méditation, nous respirons dans chaque organe en visualisant le personnage qui lui appartient et sa fonction, et par une attention ouverte et flottante, laissons apparaître un nom pour ce personnage. Vous serez bien surpris de ce qui peut apparaître si on ne contrôle pas trop consciemment de qui s’impose progressivement. Nous procédons de même pour chaque organe, jusqu’à ce que chaque personnage ait un nom.

Au milieu des différents organes, règne le cœur, que l’on imagine ouvert et libre, à l’écoute du paysage intérieur, comme un souverain. Doucement, nous allons progressivement inspirer le nom de chaque organe vers le cœur, lentement, et doucement. Il s’agit d’une invitation à ce que chaque « esprit » issu des 4 autres organes gagne le cœur et s’y mélange avec les autres harmonieusement.

Il va s’y produire un mélange subtil de leurs différentes influences et natures jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un centre unifié. A ce moment, en respirant calmement dans le cœur, nous procédons au même appel que tout à l’heure, et invoquons un nom pour ce que nous sentons. Un nom va apparaître. Notez-le intérieurement et faites-en votre mantra secret. N’en parlez pas autour de vous, gardez-le dans l’intimité du cœur. Nous appellerons cette sensation nouvelle « Le gardien ».

Puis lentement, expirez ce gardien dans chacun des 4 autres organes, puis, quand vous le sentez, dans l’ensemble du corps, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une seule sensation cohérente, ouverte et porteuse.

Oubliez les détails, restez dans le sentiment et la sensation. Et faites confiance au processus subtil que vous venez de lancer. Pas besoin de le contrôler, ni de rajouter trop d’intention.

Dans les jours qui vont suivre, seul une sorte de « rappel du gardien », à intervalles réguliers, sera nécessaire. Cherchez le subtil, pas le spectaculaire. L’intime, pas le démonstratif. Il est possible qu’au bout d’un certain temps, la sensation se perde. Observez alors où vous en êtes et évaluez si la direction est tenue et les objectifs sont en vue. Si ce n’est pas le cas, répétez autant de fois que nécessaire le processus.

Profitez du solstice d’hiver pour lancer l’intention. Le solstice marque la naissance du Yang, du mouvement, au sein du Yin. Le petit point blanc au sein de la masse noire. C’est l’endroit où le battement des ailes d’un papillon peut avoir de très grands effets à distance…

Je vous souhaite à tous de très belles fêtes et un solstice d’hiver porteur de sens et de renouveau.

Fabrice Jordan

PS: je précise pour les puristes que cette technique est issue des enseignements Shangqing, sur les divinités du corps, adaptée ici pour qu'elle soit utilisable par tous.

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